Briefing WSAF 2019: C’est maintenant

Au cours de l’année passée, Horst Köhler, Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental, a fait quelques progrès. En décembre 2018, il a organisé la première table ronde des parties au conflit, le Maroc et le Front POLISARIO, en présence de l’Algérie et de la Mauritanie. Les spécialistes en conflits d’International Crisis Group ont identifié cela comme un signe d’une «opportunité de résolution» du conflit. Les discussions se sont poursuivies en mars de cette année.

Cependant, au moment où nous écrivons, de nombreux militants des droits des Sahraouis emprisonnés, membres de Gdeim Izik, sont en grève de la faim. Ils protestent contre leur maintien en détention, les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont détenus et sont dispersés dans des prisons marocaines à des centaines de kilomètres de leurs familles. Des organisations internationales de défense des droits humains ont condamné la violente répression des manifestations pacifiques sahraouies organisées à l’occasion de la visite de Horst Köhler au Sahara Occidental occupé en juin 2018.  Enfin, en février 2019, le Parlement européen a voté en faveur de l’approbation d’un nouvel accord de pêche UE-Maroc, conçu pour permettre l’exploitation illégale des ressources halieutiques du Sahara occidental.

L’inertie du pouvoir marocain – qui se manifeste par des actes de violence contre des civils, des procès inéquitables, des détentions arbitraires et par l’exploitation illégale des ressources du Sahara occidental – instille l’instabilité sur le territoire. Avant tout, le refus constant de faire appliquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination crée des tensions, des frustrations et une « situation illégale », selon les termes de l’avocat général de l’UE.

L’ONU doit prendre des mesures pour renforcer la confiance des populations de la région, en particulier des Sahraouis, dans le respect du droit et des droits de l’homme à l’avenir du Sahara occidental. Sans cette confiance, la reprise du conflit armé reste un danger; avec elle, une solution pacifique devient une possibilité.

Pour en savoir plus, lisez notre Briefing 2019 MINURSO.

Rejoignez-nous pour agir. Vous pouvez écrire aux membres du Conseil de sécurité des Nations Unies avant le vote annuel de la MINURSO, fin avril. Découvrez comment vous pouvez vous impliquer ici.